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Justice… Une semaine pour réaliser un film

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Chaque année, à la fin du mois d’août, des bénéficiaires du CPAS de Charleroi se retrouvent avec un objectif commun : imaginer, tourner et monter un film en seulement cinq jours.

Ce projet réunit habituellement des participants du Passage 45. Cette année, une nouvelle dynamique est venue enrichir l’aventure puisque le groupe de l’Espace Citoyen de Dampremy a rejoint le projet. Deux groupes, deux lieux, des parcours différents… mais rapidement une même envie de faire ensemble.

Le résultat de la semaine :

La semaine commence par une étape essentielle : inventer le film collectivement.

Pas question d’arriver avec un scénario déjà écrit ou un rôle distribué à l’avance. Les idées sont mises sur la table, discutées, transformées, parfois abandonnées pour mieux rebondir. Chacun peut proposer, questionner, défendre une idée ou simplement se laisser surprendre par celles des autres. Cette écriture collective permet aussi aux participants des deux groupes de se découvrir. Les échanges se multiplient et les barrières tombent rapidement. La très bonne entente entre les participants a permis de créer de véritables connexions au fil de la semaine.

Du scénario au plateau

Une fois l’histoire définie, il faut passer à l’action. Certains participants choisissent de se placer devant la caméra et d’endosser les rôles principaux. D’autres préfèrent travailler dans les coulisses et se familiarisent avec les différentes facettes de la réalisation : caméra, son, mise en scène, organisation du tournage… Chacun trouve ainsi sa place dans le projet.

Et c’est aussi cela qui fait toute la richesse de cette semaine : faire un film, ce n’est pas seulement jouer la comédie. C’est apprendre à regarder, écouter, cadrer, raconter, organiser, collaborer et prendre des décisions ensemble. Le tournage devient alors un véritable terrain d’expérimentation. Il faut recommencer une scène, déplacer une caméra, trouver le bon cadrage, gérer les imprévus, se mettre d’accord… et surtout apprendre à avancer collectivement.

Après plusieurs jours consacrés à l’écriture et au tournage, le vendredi marque la dernière étape : le montage. Tout le monde se retrouve dans les bureaux du GSARA pour découvrir les images réalisées pendant la semaine et leur donner une forme définitive. Les plans sont sélectionnés, assemblés, raccourcis, déplacés. Le rythme apparaît. Les images commencent à raconter quelque chose.

Une expérience de cinéma… mais surtout une expérience citoyenne

Au-delà de la réalisation d’un court métrage, ce projet est avant tout une expérience collective d’éducation permanente.

Pendant une semaine entière, les participants s’investissent pleinement dans un projet culturel dont ils sont les acteurs et les actrices. Ils ne sont pas simplement spectateurs d’un processus de création : ils participent à chacune de ses étapes et prennent part aux décisions qui permettent au film d’exister.

Le cinéma devient ici un outil pour expérimenter la coopération, la prise de parole, la confiance en soi et la capacité à construire quelque chose ensemble.